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Affaire Grégory: "Je n'ai jamais frappé Murielle", affirme Marie-Ange Laroche

| AFP | 308 | Aucun vote sur cette news
Grégory Villemin le 24 juin 1984
Grégory Villemin le 24 juin 1984 ( - / AFP/Archives )

Marie-Ange Laroche, "bouleversée" par les rebondissements dans l'enquête sur la mort du petit Grégory, a assuré lundi "n'avoir jamais frappé (sa soeur) Murielle Bolle" après sa déposition incriminant son mari Bernard, réfutant le témoignage d'un cousin, devenu clé dans cette affaire relancée 32 ans après les faits.

"Ce soir-là (le 5 novembre 1984 ndlr), j'ai saisi Murielle par les épaules, mais je ne l'ai pas frappée. C'est faux, je suis formelle. Je lui ai dit: +Qu'est-ce que tu as dit ?+", a-t-elle affirmé lors d'un entretien accordé à l'AFP et à l'Est Républicain chez son avocat Me Gérard Welzer à Epinal.

"Les gendarmes peuvent venir m'entendre, je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher", a-t-elle lancé. Elle a précisé ne plus avoir revu sa soeur cadette depuis cette époque.

Marie-Ange Laroche, 60 ans, dément ainsi un de ses cousins qui a affirmé avoir assisté le soir du 5 novembre à une "raclée" administrée par la famille Laroche à Murielle au motif que la jeune fille, alors âgée de 15 ans, venait de livrer au juge d'instruction un témoignage accablant son beau-frère Bernard Laroche.

L'adolescente avait dit aux gendarmes qu'elle était dans la voiture de Bernard Laroche, passé prendre Grégory le 16 octobre 1984, jour de sa mort, avant de le déposer, pensait-elle, chez des amis des Villemin. Elle avait réitéré ces déclarations le 5 novembre devant le juge Jean-Michel Lambert, qui avait inculpé Bernard Laroche.

Elle s'était rétractée le lendemain de son témoignage, affirmant avoir parlé sous la menace des gendarmes.

Remis en liberté, Bernard Laroche a été abattu le 29 mars 1985 par Jean-Marie Villemin, convaincu que son cousin était le meurtrier de son fils Grégory, 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Murielle Bolle, aujourd'hui âgée de 48 ans, a été mise en examen le 29 juin pour enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort et placée en détention en Bourgogne. Depuis le jeudi 6 juillet elle observe une grève de la faim. Elle doit être confrontée à son cousin le 28 juillet à Dijon.

- Acharnement-

Murielle Bolle, belle-soeur de Bernard Laroche, le 21 juin 2017 dans son jardin de Granges-sur-Vologne
Murielle Bolle, belle-soeur de Bernard Laroche, le 21 juin 2017 dans son jardin de Granges-sur-Vologne ( PATRICK HERTZOG / AFP/Archives )

"C'est trop facile de taper sur Bernard. Il est mort, il peut pas se défendre", s'insurge Marie-Ange, qui vit dans la vallée de la Vologne où elle travaille dans un établissement public.

Selon Me Welzer, Marie-Ange Laroche a décidé d'écrire au président de la République pour dénoncer l'acharnement dont elle est victime et attirer l'attention sur des incohérences dans le dossier.

"On m'a traînée dans la boue. On m'a détruite, salie. Ma vie est foutue", a soupiré Mme Laroche, brisée par les larmes de l'émotion.

Pour Me Welzer, le témoignage du cousin sur "la raclée" qu'aurait reçue Murielle Bolle après avoir accablé son beau-frère Bernard Laroche "ne tient pas". "Il est attesté qu'il n'était pas au domicile des Laroche le 5 novembre", assure Me Welzer. "Il est capital que les enquêteurs établissent la fausseté de ses déclarations".

Marie-Ange Laroche précise qu'elle ne fréquentait pas ce cousin, dont la mère était la soeur de la sienne. "Je ne suis même pas sûre qu'il ait jamais vu Bernard avant son assassinat", a-t-elle déclaré.

Elle s’insurge également contre un carnet écrit par le juge Maurice Simon, à un moment en charge de l'affaire mais décédé depuis, qui est "une succession d'injures, de ragots, de convictions établies contre mon mari", accuse-t-elle. "Aujourd'hui, les thèses avancées par l'accusation reprendraient mot pour mot les notes contenues dans les carnets de ce magistrat", dénonce Mme Laroche dans son courrier au chef de l'Etat.

Me Welzer soutient que le témoignage du cousin est "un témoignage roue de secours" et déplore que les enquêteurs d'aujourd'hui aient "chaussé les mêmes chaussures" que leurs prédécesseurs.

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