5 370.64 PTS
+0.17 %
5 365.00
+0.07 %
SBF 120 PTS
4 285.97
+0.08 %
DAX PTS
13 010.68
+0.12 %
Dowjones PTS
22 997.44
+0.18 %
6 122.61
+0.00 %
Nikkei PTS
21 363.05
+0.13 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Procès Fiona: les accusés clament de nouveau leur innocence

| AFP | 278 | Aucun vote sur cette news
Nicolas Chafoulais (D) le père de Fiona et son avocat Charles Fribourg, au tribunal du  Puy-en-Velay le 9 octobre 2017
Nicolas Chafoulais (D) le père de Fiona et son avocat Charles Fribourg, au tribunal du Puy-en-Velay le 9 octobre 2017 ( Thierry Zoccolan / AFP )

"Je n'ai pas tué Fiona": au premier jour de leur procès en appel devant les assises de Haute-Loire, la mère de la fillette et son ex-compagnon, jugés pour coups mortels, ont de nouveau clamé lundi leur innocence.

Emmitouflée dans un épais gilet beige à fanfreluches, Cécile Bourgeon a semblé dormir pendant la lecture des faits, le visage bouffi encadré de longs cheveux blonds. Avant de prendre calmement la parole, interrogée par le président de la cour, Etienne Fradin.

"Je n'ai jamais maltraité mes enfants. J'ai échoué en tant que mère, je n'ai pas su protéger ma fille (...) mais je vais être honnête, Monsieur le Président, si (Berkane Makhlouf, son ancien concubin, ndlr) avait commencé à la taper, je l'aurais quitté", assure la jeune femme de 31 ans, les yeux ourlés de noir et les ongles peints en rouge.

"Que je sois en prison ou dehors, j'ai pris perpétuité. Fiona, elle reviendra jamais. Je vais devoir vivre avec ça. La question, c'est: est-ce que je vais y arriver ?", s'interroge celle qui a tenté de mettre fin à ses jours en prison durant l'été.

Un peu plus tôt, Berkane Makhlouf, 36 ans, moins hébété par les médicaments qu'en première instance selon son avocat, l'avait devancée dans ses dénégations en prenant la parole sans y être invité.

"Je suis écoeuré par rapport à ça (sa condamnation en novembre dernier, ndlr). J'ai pris 20 ans comme un criminel alors que je n'ai pas tué Fiona. Cécile, elle a reconnu avoir menti (...) On m'a sali, je veux vraiment que la lumière soit faite", lance l'accusé volubile, au visage glabre, vêtu d'un épais pull gris.

Cécile Bourgeon, la mère de Fiona arrive au palais de justice du Puy-en-Velay le 9 octobre 2017
Cécile Bourgeon, la mère de Fiona arrive au palais de justice du Puy-en-Velay le 9 octobre 2017 ( JEFF PACHOUD / AFP )

Il demande à ne pas être jugé sur son passé violent, avec des adultes uniquement. "C'est verrouillé dans ma tête, je m'en prends pas aux enfants", martèle-t-il. "Je jouais avec Fiona dans le couloir, je l'emmenais à l'école, je faisais le cheval, je jouais au Mikado, à la console", énumère l'accusé qui évoque "des moments de bonheur" en famille.

"C'était un ange cette gamine, j'avais pas du tout lieu d'être violent avec elle, tout ce que je me suis permis, c'est de lui donner une petite tape sur les fesses."

- "Il nous reste dix jours" -

Les dossiers dans l'affaire du meurtre de Fiona le 9 octobre 2017 à la cour d'assises du Puy-en-Velay
Les dossiers dans l'affaire du meurtre de Fiona le 9 octobre 2017 à la cour d'assises du Puy-en-Velay ( JEFF PACHOUD / AFP )

Et l'accusé d'affirmer qu'ils ne sont pas des criminels en regrettant que le corps de la fillette de cinq ans n'ait pu être retrouvé et autopsié, faute d'avoir pu retrouver le lieu où le couple, connu pour sa toxicomanie à l'époque, dit l'avoir enterré dans les environs de Clermont-Ferrand, en 2013.

"Je trouve que Berkane Makhlouf répond sans aucune concession au président. Il ne cherche pas l'esquive et à s'excuser. Il est plein d'humanité pour Cécile Bourgeon, il n'est pas dans une forme de stratégie", a commenté son conseil, Me Mohamed Khanifar.

Mais les proches de la victime ne croient pas à la thèse de l'accident - Fiona aurait pu avaler un produit, comme du Subutex, le soir du drame dans l'appartement familial - et réclament la vérité.

"Elle (Cécile Bourgeon) manipule la cour, elle manipule tout le monde (...) Je veux qu'elle fasse une grosse peine de prison, cinq ans, c'est pas grand-chose", a déclaré avant l'audience Nicolas Chafoulais, le père de l'enfant.

Les accusés peuvent-ils leur apporter des réponses ? La défense en doute mais les parties civiles veulent tout tenter.

"Souvent, en appel, ce sont les pères et les beaux-pères - ceux qui ont souvent pris la peine la plus lourde en première instance - qui craquent. Il nous reste 10 jours et je compte bien en profiter", estime Me Marie Grimaud, avocate d'une association de protection de l'enfance.

Le 12 mai 2013, Cécile Bourgeon, enceinte de son troisième enfant, avait signalé à la police la disparition de Fiona dans un parc de Clermont-Ferrand, un mensonge que le couple a maintenu pendant plusieurs mois avant d'avouer sa mort en se rejetant mutuellement la faute.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2017

La belle publication semestrielle d'Antevenio permet au titre de progresser de 2,6% à 7,9 euros en début de séance...

Publié le 18/10/2017

Pas de changement à la Bourse de Paris, le calme plat continue de régner avec une quasi absence d'écart pour le CAC40 à nouveau ce matin,...

Publié le 18/10/2017

Les ventes du troisième trimestre déçoivent

Publié le 18/10/2017

Le léger trou d'air rencontré par GL Events au troisième trimestre provoque de lourds dégagement sur le titre à l'ouverture...

Publié le 18/10/2017

L'analyste n'est plus positif...

CONTENUS SPONSORISÉS