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Acte 9: les autorités redoutent une mobilisation "plus forte"

| AFP | 801 | 3 par 2 internautes
Manifestation de gilets jaunes, le 1er décembre 2018 à Paris
Manifestation de gilets jaunes, le 1er décembre 2018 à Paris ( - / AFP/Archives )

La contestation va-t-elle retrouver sa vigueur d'avant les fêtes? A la veille du 9e samedi de mobilisation des "gilets jaunes", dont Paris et Bourges pourraient être les épicentres, les autorités redoutent une mobilisation "plus forte" que la semaine précédente et "plus radicale".

L'acte 8 et ses 50.000 manifestants - comptabilisés par l'Intérieur - avaient déjà sonné le réveil du mouvement, après le creux des fêtes, et malgré le début mardi du grand débat lancé par l'exécutif pour tenter de sortir de la crise qui dure depuis près de deux mois.

Le patron de la police nationale, Eric Morvan, anticipe "qu'on puisse revenir à un niveau de mobilisation qui se situe avant les fêtes de Noël". Le 15 décembre, le mouvement avait rassemblé 66.000 personnes partout en France, selon des chiffres officiels régulièrement contestés par les "gilets jaunes".

A Paris, le préfet de police Michel Delpuech s'attend, lui, à "plus de radicalité" : "Nous observons semaine après semaine une dérive vers des comportements de plus en plus violents".

Les rassemblements du 5 janvier avaient été émaillés de violences, entre l'intrusion de manifestants dans le ministère de Benjamin Griveaux avec un engin de chantier et les images de l'ex-boxeur Christophe Dettinger frappant des gendarmes sur une passerelle au-dessus de la Seine.

L'exécutif prévoit donc un dispositif de sécurité massif, qui retrouve son niveau de la mi-décembre: 80.000 policiers et gendarmes devraient être mobilisés samedi dans l'Hexagone, dont 5.000 à Paris. La capitale verra également le retour des véhicules blindés à roues (VBRG) dans ses rues, rarement utilisés en métropole pour le maintien de l'ordre.

Capture d'écran d'une vidéo montrant l'ex-boxeur Christophe Dettinger s'en prenant à un gendarme sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor dans le centre de Paris, le 5 janvier 2019
Capture d'écran d'une vidéo montrant l'ex-boxeur Christophe Dettinger s'en prenant à un gendarme sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor dans le centre de Paris, le 5 janvier 2019 ( - / AFP/Archives )

"Ceux qui appellent aux manifestations demain savent qu'il y aura de la violence et donc ils ont leur part de responsabilité. Que les choses soient claires", a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, interviewé sur Facebook par Brut, un média plébiscité par les "gilets jaunes".

Paris ou Bourges ?

A Paris, un appel à manifester, dont le véritable lieu ne sera probablement dévoilé qu'au dernier moment, a été lancé par Eric Drouet, initiateur du mouvement.

"Paris, c'est là qu'il y a les grandes entreprises du CAC 40, les médias, on sera plus visibles", juge Arnaud, 48 ans, gilet jaune de Seine-et-Marne.

Près de deux mois après le début de la mobilisation, dont les images violentes ont marqué à l'international, les conséquences pour le tourisme se font déjà sentir dans la capitale. Le nombre d'arrivées aériennes internationales à Paris a reculé de 5% à 10% en décembre, selon Atout France, l'agence de promotion du tourisme hexagonal à l'étranger.

Lançant "un appel à la responsabilité de chacun", la chambre du Commerce et de l'Industrie de Paris, souligne que "près de 500 commerces et entreprises" ont été dégradés.

Samedi, une deuxième action de grande ampleur est annoncée à Bourges (Cher), où se rendra l'autoentrepreneuse Priscillia Ludosky, qui avait lancé la pétition contre la hausse des carburants.

"Pas de lutte des classes, tous chez les Bourgeois", proclame un tract diffusé localement.

"J'espère que, dans une ville où il n'y a eu aucun incident depuis le début du mouvement, la mobilisation sera forte et pacifique", a affirmé à l'AFP un des organisateurs, qui veut rester anonyme.

Sans attendre, la préfète du Cher a interdit par arrêté tout rassemblement dans le centre historique de la ville. Horodateurs et mobilier urbain ont été démontés, les musées, jardins et bâtiments publics seront fermés samedi. Les habitants sont "inquiets", selon le maire Pascal Blanc.

D'autres manifestations sont prévues dans le pays : Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Lille, Nantes, Rennes, Nîmes, Bar-le-Duc, ou encore à Saint-Brieuc.

"Comme d'habitude, la manifestation restera pacifique", a assuré Chantal Moraud, l'une des coordinatrices des "gilets jaunes" dans les Bouches-du-Rhône, à propos du rassemblement prévu à Marseille sur le Vieux Port.

Après Solidaires, seul syndicat à appeler à rejoindre les cortèges, le parti d'extrême droite de Florian Philippot, Les Patriotes, appelle lui aussi à une "mobilisation pacifique".

Les
Les "gilets jaunes" ( / AFP )

La gestion sécuritaire de cet acte 9 sera cruciale avant l'ouverture du grand débat, promis par l'exécutif pour faire émerger des revendications.

"J'avais de l'espoir avec le grand débat, mais ça part très mal parce qu'ils ne veulent pas entendre parler des taxes et c'est eux qui décident de ce dont on va parler", a regretté Patrick Lerest, 62 ans, "gilet jaune" à Nemours (Seine-et-Marne).

"Je veux qu'on fasse un vrai débat. Ce n'est pas un débat dont on connaît les termes et l'aboutissement", a assuré le président de la République vendredi annonçant qu'il publierait lundi sa "lettre aux Français".

burs-rfo-mig/tib/mm

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