En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 093.25 PTS
+0.68 %
5 088.00
+0.58 %
SBF 120 PTS
4 067.84
+0.48 %
DAX PTS
11 432.19
+0.94 %
Dowjones PTS
25 390.34
+0.01 %
6 906.42
+1.13 %
1.129
+0.57 %

Aciérie d'Ascoval: deux semaines de sursis, l'usine toujours bloquée

| AFP | 396 | Aucun vote sur cette news
Des personnels et syndicalistes de l'aciérie Ascoval brûlent des pneus lors d'une manifestation devant l'usine de Saint-Saulve, le 24 octobre 2018
Des personnels et syndicalistes de l'aciérie Ascoval brûlent des pneus lors d'une manifestation devant l'usine de Saint-Saulve, le 24 octobre 2018 ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP )

Le tribunal de Strasbourg a accordé mercredi un sursis de deux semaines à l'aciérie d'Ascoval, en redressement judiciaire, bloquée depuis mardi par ses salariés qui espèrent toujours qu'un repreneur sauve les 281 emplois du site à Saint-Saulve (Nord).

La chambre commerciale du tribunal a décidé un renvoi au 7 novembre. Ce délai doit permettre de valider l'offre de reprise du franco-belge Altifort et de trouver un accord avec Vallourec, son actionnaire et son unique client aujourd’hui, ont indiqué des représentants de la direction et du personnel d'Ascoval à l'issue de l'audience.

"Le sentiment, c'est que le tribunal veut trouver une solution positive et on va continuer à mettre la pression sur Vallourec", a déclaré Olivier Burgnies, délégué CFDT d'Ascoval. "Vallourec doit venir à la table des discussions et on le bloquera tant que ce ne sera pas le cas", a-t-il ajouté.

Depuis mardi, les salariés d'Ascoval bloquent l'usine pour dénoncer la décision de Vallourec qui avait refusé la veille l'offre de reprise d'Altifort.

A Saint-Saulve, où une centaine de salariés faisaient brûler pneus, palettes et branchages, la nouvelle du sursis a été diversement accueillie: certains auraient souhaité être fixés même si c'était une mauvaise nouvelle, d'autres pensent que le signe d'une reprise est possible.

"On reprendra le travail à condition que Vallourec suive le projet Altifort", a promis Nacim Bardi, délégué syndical CGT. "Qu'ils nous donnent avant la fin de semaine une date de réunion avec Vallourec, Altifort, l'intersyndicale et l'Etat !", a-t-il demandé.

En assemblée générale, certains salariés voulaient arrêter de travailler jusqu'à ce qu'une date de réunion soit fixée, d'autres jusqu'à l'issue de la réunion, voire plus si Vallourec ne change pas de position. Yoann Boutiller, 41 ans, mécanicien, prévient, impatient: "Il faut que la décision (de reprendre ou non le travail) soit prise tous ensemble".

- Le soutien de l'Etat ? -

Mercredi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est dit "prêt à ce que l'État mette un euro d’investissement sur Ascoval, dès lors qu’un euro d’investissement privé aura été trouvé pour un projet qui soit durable".

"Je recevrai à nouveau les salariés d'Ascoval et les élus, quand ils le souhaitent, soit en fin de semaine, soit en début de semaine prochaine, pour voir quelles décisions nous prenons ensemble", a-t-il assuré.

"Une nouvelle réunion va être convoquée dans les prochains jours", a abondé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

Le soutien de l’Etat au projet de reprise a jusqu’alors donné aux salariés l’impression de "suivre" la position de Vallourec, selon M. Burgnies. Mais les dernières déclarations de M. Le Maire "semblent montrer que l’Etat est en train de changer sa position".

De son côté, la CGT-Métallurgie a réclamé "action et courage politique" pour sauver l'aciérie. Selon ellle, Ascoval est l'aciérie "la plus moderne" de France, "dotée d'une main-d'œuvre expérimentée et répondant aux besoins croissants d'acier et aux enjeux environnementaux par la valorisation de la ferraille".

Créée en 1975 par Vallourec, l'aciérie de Saint-Saulve, spécialisée dans les aciers spéciaux, est devenue Ascoval en 2017.

Vallourec, dont l'État est actionnaire, en avait cédé 60% au groupe Asco Industries, en conservant 40% avec des engagements de commandes. Asco Industries a été placé en liquidation en février et depuis, l'aciérie attend un repreneur.

Le groupe Altifort a fait "une offre ferme" en s'engageant à investir 140 millions d'euros, à maintenir les 281 emplois d'Ascoval et à en créer 133 nouveaux. Mais, en contrepartie, l'entreprise a demandé à Vallourec le maintien du volume de commandes et des prix pendant les 18 mois suivant la reprise.

Ces conditions ont été rejetées lundi par Vallourec. Selon Vallourec, cette demande représente un effort de 51 millions d’euros qui serait "contraire à la préservation des intérêts du groupe", a exposé sa direction.

Un autre candidat repreneur, le groupe iranien Boost, n’a remis qu’une lettre d’intention au TGI, tout comme un industriel valenciennois, Pascal Cochez. Cette dernière candidature "n’est pas sérieuse" et n’aurait même pas été évoquée lors de l’audience, a indiqué à l'AFP Bart Gruyaert, directeur général d’Altifort.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/11/2018

Information relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social       Article 223-16…

Publié le 13/11/2018

        COMMUNIQUE DE PRESSE 13 novembre 2018       Information financière trimestrielle au 30 septembre 2018 Chiffre d'affaires en…

Publié le 13/11/2018

Ahold Delhaize a affiché ses ambitions pour les trois prochaines années lors d’une journée investisseurs à New York. Le groupe prévoit notamment de doubler son chiffre d'affaires net en ligne.…

Publié le 13/11/2018

COMMUNIQUE FINANCIER Lesquin, le 13 Novembre 2018   Generix Group - Information relative au nombre total de droits de vote et d'actions Prévue par l'article…

Publié le 13/11/2018

Et de trois ! Lors de chaque publication trimestrielle en 2018, Devoteam a relevé son objectif de croissance organique annuelle. Résultat, l’action du groupe de conseil en technologies et…