En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

A Paris, des "gilets jaunes" dépités par les violences

| AFP | 456 | Aucun vote sur cette news
Une barricade enflammée lors de la mobilisation des
Une barricade enflammée lors de la mobilisation des "gilets jaunes" à Paris, le 8 décembre 2018 ( ABDUL ABEISSA / AFP )

"C'est n'importe quoi !" Venus de toute la France manifester leur mécontentement dans une capitale en état d'alerte maximale, de nombreux "gilets jaunes" faisaient part samedi après-midi de leur déception devant les heurts et la casse qui émaillent les manifestations.

Après une matinée relativement calme, plusieurs secteurs étaient le théâtre d'échauffourées notamment dans le quartier des Champs-Elysées: vitrines brisées, boutiques ou cafés pillés, voitures ou scooters cassés ou incendiés...

"Qu'ils pètent les banques, les multinationales j'en ai rien à branler, mais les petits magasins, les commerces des particuliers, c'est vraiment bête", peste Anthony, 23 ans, préparateur de commandes, au vu des affrontements très mobiles à proximité de la célèbre avenue.

"Ca part en couilles, c'est n'importe quoi", déplore sa compagne, déçue par ceux qui viennent "juste pour casser" et décrédibilisent le mouvement.

Des blindés de la gendarmerie éteignent les barricades enflammées érigées par des manifestants, aux jets de pavés et de projectiles répondent les tirs de lacrymogènes.

Régulièrement, les manifestants crient "Macron démission", "Macron en prison", des insultes à l'égard de Brigitte Macron, ou chantent la Marseillaise. D'autres invectivent les médias.

Des "gilets jaunes" redressent des sapins couchés au sol, versent un peu d'eau sur les feux. Non loin, un jeune porte un pavé à peine dissimulé sous son blouson.

Affrontements entre policiers et
Affrontements entre policiers et "gilets jaunes" le 8 décembre 2018, près de l'Arc de Triomphe ( Alain JOCARD / AFP )

Sur l'avenue Marceau, des affrontements éclatent et des casseurs sont à l'oeuvre sous les huées de certains "gilets jaunes": "On ne veut pas de casse ! Arrêtez !"

Des jeunes sans gilet pillent un magasin de golf. "On a essayé de s'interposer mais on a été menacé", regrette Laurent, un mécanicien de 37 ans.

"Nique l'Etat, nique le Smic !" crie un jeune manifestant. Un "gilet jaune" ramasse une grenade lacrymogène usagée en "souvenir".

"A quand l'Elysée ?"

Sur le boulevard Haussmann, une foule de "gilets jaunes" dont les premiers rangs reculent régulièrement face aux blindés jette des projectiles et renvoie des grenades. "Montez sur les Champs, les mecs !", crient plusieurs personnes un peu plus loin.

Régulièrement, des "gilets jaunes" au contact des casseurs se disent qu'il faudrait décamper. Devant un supermarché, un tag: "La planète brûle, à quand l'Elysée ?"

Des
Des "gilets jaunes" brandissent un drapeau frappé d'étoiles et de trois dates : 1789, 1968, et 2018, à Paris, le 8 décembre 2018 ( Bertrand GUAY / AFP )

Sur l'avenue des Champs-Elysées à proprement parler, la situation restait tendue en fin d'après-midi après des échauffourées au niveau du Drugstore Publicis et dans une rue perpendiculaire.

La plupart des manifestants venus pacifiquement, plutôt jeunes, mettent en avant leurs revendications pour plus de pouvoir d'achat, de nouvelles pratiques politiques. Une ovation retentit quand s'illuminent les décorations de Noël.

Des manifestants brandissent un drapeau frappé de trois dates: 1789, 1968, 2018. Sur les gilets, des slogans anti-Macron, une mise en garde: "Ce n'est qu'un début", ou encore, moins fréquent, le message d'un "gilet jaune écolo": "Oui à la planète, non au racket fiscal".

Au dos du gilet d'un magasinier venu de Bourges, "Fini le temps des oppresseurs, passe la main aux opprimés". Cet homme de 36 ans est venu "réclamer plus de justice sociale".

Affrontement entre forces de l'ordre et manifestants sur les Champs-Elysées à Paris, le 8 décembre 2018
Affrontement entre forces de l'ordre et manifestants sur les Champs-Elysées à Paris, le 8 décembre 2018 ( ABDUL ABEISSA / AFP )

"On ne cautionne pas la violence", assure-t-il, "mais on constate malheureusement qu'il n'y a que les débordements qui poussent le gouvernement à réfléchir sur sa politique injuste, qui creuse les inégalités et met nombre d'entre nous la tête sous l'eau".

Il y a aussi Christophe, un cuisinier de Lorient, qui est venu tous les samedis à Paris depuis le début de la mobilisation. "On est là pour demander moins de taxes mais aussi pour qu'ils se serrent un peu plus la ceinture là-haut. Ils ont encore de la marge".

"Un jour vous serez avec nous !", dit un "gilet jaune" à des CRS. Certains crient "Visez l'Elysée les gars!"

Vers 17H00, de nombreux manifestants semblaient se disperser, pas les casseurs présents parmi eux.

agu-myl-tll-mdh-emd-sva-jmo/tib/nm

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...