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A New Delhi, deuxième journée d'asphyxie et de pollution

| AFP | 470 | Aucun vote sur cette news
Des passants dans une rue de New Delhi lors d'un épisode de forte pollution, le 8 novembre 2017
Des passants dans une rue de New Delhi lors d'un épisode de forte pollution, le 8 novembre 2017 ( DOMINIQUE FAGET / AFP )

La capitale indienne New Delhi étouffait mercredi, pour une deuxième journée consécutive de brouillard polluant, situation critique qui a entraîné la fermeture des écoles primaires.

Une gaze grise était posée sur la mégapole d'une vingtaine de millions d'habitants. Dans les rues, certains piétons se protégeaient vainement de cet air toxique en se nouant un vêtement ou un chiffon sur le visage.

La pollution s'insinuait jusque dans le moderne métro souterrain, dont les galeries étaient enfumées.

À 09h00 locales (03h30 GMT), les différents compteurs placés dans la ville affichaient des niveaux dangereux de particules ultra-fines (PM2,5), entre 400 et 700. L'OMS recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière pour la santé.

"Quand je suis arrivé à Delhi en 1984, l'air de la ville était propre. Mais aujourd'hui quand je suis parti à quatre heures du matin au travail, je ne voyais presque rien", a déclaré à l'AFP Jeevanand Joshi, un vendeur de thé de rue.

"Ce n'est pas du brouillard, c'est de la fumée et ça nous rend certainement tous malades."

Embouteillage à New Delhi lors d'un épisode de forte pollution, le 8 novembre 2017 en Inde
Embouteillage à New Delhi lors d'un épisode de forte pollution, le 8 novembre 2017 en Inde ( PRAKASH SINGH / AFP )

Des situations comme celles de New Delhi mettent en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées. Et ce à l'heure où l'empreinte de l'homme sur la planète bleue est au cœur de la COP23 qui se déroule actuellement en Allemagne.

Deux millions de petits Delhiites sont restés à la maison mercredi, les écoles primaires ayant été fermées sur ordre des autorités locales.

Les épisodes de "smog" sont récurrents en automne et hiver à New Delhi, que l'OMS avait classée en 2014 comme ville la plus polluée au monde.

Le froid et l'absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes des véhicules, usines et centrales, les empêchant de se dissiper.

Ces particules en suspension accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons.

Les plus petites d'entre elles (PM2,5), grandes comme un trentième d'un diamètre de cheveu humain, parviennent à s'infiltrer dans l'organisme et le sang, à travers les poumons.

La pollution est un problème de santé publique majeur pour l'Inde, nation de 1,25 milliard d'habitants en plein développement et aux besoins de croissance immenses.

En 2015, la contamination atmosphérique, terrestre et aquatique était présumée responsable de 2,5 millions de décès dans ce pays, plus lourd bilan humain de la planète, a estimé une récente étude publiée dans la revue The Lancet.

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