5 542.55 PTS
-0.11 %
5 488.0
-0.16 %
SBF 120 PTS
4 430.65
-0.03 %
DAX PTS
12 938.01
+0.65 %
Dowjones PTS
24 753.09
-0.24 %
6 960.92
+0.16 %
Nikkei PTS
22 450.79
+0.06 %

A l'internat Saint-Philippe de Meudon, on veut réconcilier les jeunes avec l'école

| AFP | 460 | Aucun vote sur cette news
Une classe de collégiens de l'internat Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2017
Une classe de collégiens de l'internat Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

16H30: fin de la classe. Pour les collégiens de l'internat Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), direction les appartements pour le goûter, l'étude, les activités et le coucher. Des rituels quotidiens encadrés, qui doivent répondre à des difficultés scolaires et familiales.

Les 80 internes de cet établissement de la fondation Apprentis d'Auteuil ont débuté l'année scolaire au milieu de 13 hectares de verdure, dans des bâtiments historiques qui jouxtent plusieurs terrains de sport.

"C'est une bulle. Nécessaire pour eux", souligne le directeur de l'ensemble scolaire, Hubert Calonne. Les garçons de 12 à 16 ans accueillis ici "ne tiendraient sans doute pas une année scolaire ailleurs".

L'objectif premier est en effet d'"éviter la déscolarisation". "On répond à des parents qui n'arrivent plus à gérer l'adolescence de leurs enfants et qui recherchent un cadre éducatif pour eux", résume M. Calonne. Car bien souvent, à la maison, ils n'ont "pas d'endroit pour faire leurs devoirs", personne pour les y aider, ou sont "trop sollicités par les écrans".

Ici, l'internat promet, grâce à un taux d'encadrement important - deux éducateurs pour 20 ados -, de réconcilier les jeunes avec l'école mais aussi de leur apprendre à "vivre ensemble".

Une salle de relaxation pour les collégiens de l'internat Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2017
Une salle de relaxation pour les collégiens de l'internat Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Ils sont répartis, par âge, dans des appartements, où il mangent, étudient et dorment, à deux ou trois par chambre. Le confort est sommaire mais certaines bénéficient d'une vue imprenable sur Paris.

Le lever est à 7H00 pour un début des cours à 8H30. Après la classe, c'est le goûter. Puis 1H30 d'étude encadrée. "Je viens m'assurer qu'ils comprennent ce qu'ils apprennent", explique Jean-Pierre, un bénévole.

Puis c'est le dîner, avant un "temps calme" et l'extinction des feux vers 21H30.

"Au départ, ils ont beaucoup de mal avec les règles", raconte Odile Borras, éducatrice dans cet internat depuis trois ans. Or, elles sont nombreuses: par exemple, les téléphones ne sont autorisés que quelques heures par jour. Et la télévision du foyer restera éteinte tout le premier trimestre.

- 'Trop de bêtises' -

En début d'année, l'éducatrice hausse vite le ton. "Il faut réapprendre beaucoup de choses: écouter le professeur, faire ses devoirs, respecter les autres, mais aussi faire son lit, ranger sa chambre".

A tour de rôle, les jeunes sont de "service". Ils aident à mettre la table ou à passer le balai. Et si l'un d'eux est exclu de classe, il est privé d'activité sportive ou récréative.

"Ici, on peut jouer au foot, au basket, au baby-foot ou au billard", égrène Bragaye, 13 ans, en 5ème. Envoyé à l'internat l'an dernier par sa mère, qui lui disait qu'il "manquait de concentration à l'école", il a l'impression que "ça va mieux".

L'établissement de la fondation Apprentis d'Auteuil  Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2017
L'établissement de la fondation Apprentis d'Auteuil Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

Julien, en 6ème, est arrivé il y a seulement dix jours. "L'année dernière, je me faisais exclure des cours, je faisais trop de bêtises". Se décrivant comme "hyper-actif", il assure, du haut de ses dix ans, "avoir besoin d'un cadre et d'autorité". "Ca me fait du bien de ne pas être avec ma famille", reconnaît-il aussi.

Un père de famille, rencontré par l'AFP, a choisi l'internat pour son fils car il ne venait pas à bout de "problèmes de discipline". "A la maison, on a beau lui donner les règles, il ne les écoute pas", confie-t-il. "On passait notre temps à punir, on voyait que ça ne donnait rien, on a cherché une autre solution".

"En faisant une demande d'internat, les familles veulent souvent mettre une distance avec leurs enfants pour les protéger", explique Marie-Dominique Pradines-Le Besnerais, directrice d'Ecoute infos familles, la plate-forme téléphonique d'accompagnement d'Apprentis d'Auteuil.

Sur 3.000 appels reçus chaque année, la moitié concernent des demandes d'internat. "C'est une solution, mais cela ne règle pas tout", avertit-elle. "Les problèmes scolaires sont souvent la conséquence d'un dysfonctionnement au sein des familles, nous les accompagnons pour tenter de trouver des remèdes pérennes".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

ÉVÈNEMENT

IMMERSION EXCLUSIVE AU COEUR DE LA BOURSE
DU 28 MAI AU 1erJUIN 2018

EN PARTENARIAT AVEC

INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ! Cliquez ici

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 25/05/2018

BLEECKER         COMMUNIQUE DE PRESSE         RESULTATS SEMESTRIELS AU 28.02.2018       Paris, le 25 mai 2018       Le Groupe BLEECKER publie aujourd'hui ses…

Publié le 25/05/2018

A la suite de l'accord du conseil d'administration de Beni Stabili, le 24 mai, le conseil d'administration de Foncière des Régions a approuvé à l'unanimité le projet de fusion entre les deux…

Publié le 25/05/2018

Safran annonce que son Assemblée générale des actionnaires 2018 a décidé le versement d’un dividende de 1,60 euro par action et approuvé l’ensemble des résolutions proposées. La mise en…

Publié le 25/05/2018

HF COMPANY Société anonyme au capital de 1 670 631.50 EUROS Siège social : Node Park Touraine 37310 Tauxigny 405 250 119 R.C.S. TOURS       Tauxigny, le 25 mai…

Publié le 25/05/2018

Faible croissance...