A Istanbul, les tambours du ramadan battent le réveil
Il est 03H30 du matin quand les fenêtres de la ruelle s'illuminent les unes après les autres. Sibel Savas, son petit-fils dans les bras, sort sur son balcon, réveillée par le tambour du davulcu.Sur les hauteurs du quartier d'Ayvansaray, dans l'arrondissement modeste et conservateur de Fatih, à Istanbul, Hakan Özbingöl perpétue cette tradition ottomane depuis 55 ans: pendant le mois de ramadan, ce davulcu - ou joueur de davul, un tambour à deux faces - sonne l'heure du dernier repas avant d'entamer le jeûne à l'aube. Hakan Özbingöl, joueur de davul (tambour à deux faces), sonne…