En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 754.08 PTS
-0.95 %
4 758.5
-0.71 %
SBF 120 PTS
3 776.40
-0.94 %
DAX PTS
10 740.89
-0.29 %
Dowjones PTS
23 586.81
-0.03 %
6 458.62
+0.16 %
1.136
+0.09 %

A droite ou très à droite ? L'Autriche vote dimanche

| AFP | 1052 | Aucun vote sur cette news
Sebastian Kurz, ministre des Affaires étrangères et chef du parti chrétien-démocrate ÖVP et sa compagne Susanne Thier s'apprêtent à voter à Vienne, le 15 octobre 2017
Sebastian Kurz, ministre des Affaires étrangères et chef du parti chrétien-démocrate ÖVP et sa compagne Susanne Thier s'apprêtent à voter à Vienne, le 15 octobre 2017 ( ALEX HALADA / AFP )

Les Autrichiens votaient dimanche à l'occasion de législatives qui pourraient faire du conservateur Sebastian Kurz, 31 ans, le plus jeune dirigeant d'Europe et ouvrir la voie à un retour au gouvernement de l'extrême droite, dont il a embrassé plusieurs thèmes.

Ce scrutin est suivi avec attention dans une Europe exposée à la montée des partis populistes et anti-migrants.

En Autriche, pays de 8,7 millions d'habitants, l'extrême droite eurosceptique est ancrée sur la scène politique depuis plusieurs décennies et elle espérait même, il y a quelques mois, faire élire son chef, Heinz-Christian Strache, au poste de chancelier.

Mais la donne a changé lorsque Sebastian Kurz, actuel ministre des Affaires étrangères, a pris le contrôle, en mai, d'un parti chrétien-démocrate (ÖVP) à bout de souffle et a mis fin à dix années de grande coalition avec les sociaux-démocrates, provoquant des élections anticipées.

Ce jeune homme au visage adolescent est depuis lors le favori des sondages, crédité d'une large avance avec 33% d'intentions de vote.

Les présidents du Parti de la Liberté (FPOe) Heinz-Christian Strache, du Parti social-démocrate (SPOe) Christian Kern et du Parti populaire (OeVP) Sebastian Kurz lors d'un débat à Vienne le 12 octobre 2017
Les présidents du Parti de la Liberté (FPOe) Heinz-Christian Strache, du Parti social-démocrate (SPOe) Christian Kern et du Parti populaire (OeVP) Sebastian Kurz lors d'un débat à Vienne le 12 octobre 2017 ( GEORG HOCHMUTH / APA/AFP/Archives )

Avec une image de modernité, un discours très ferme sur l'immigration, des promesses d'allègements fiscaux, le "Wunderwuzzi" (enfant prodige) de la politique autrichienne a su ranimer la flamme de l'électorat conservateur et en rajeunir la base.

M. Kurz devance dans les intentions de vote, de six à huit points, le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache, 48 ans, et le chancelier social-démocrate Christian Kern, 51 ans. De 17 et 20 ans ses aînés, ils sont au coude à coude pour la seconde place.

Quelque 6,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. Les premières estimations sont attendues à la fermeture des bureaux de vote à 17H00 (15H00 GMT). Un nombre record de 890.000 bulletins de vote par correspondance ont été distribués, dont le dépouillement, à partir de lundi, pourrait être décisif en cas de résultats serrés.

- Le tollé de 2000 -

Crédité d'environ 25% d'intentions de vote, le FPÖ pourrait renouer avec le score historique réalisé en 1999 par Jörg Haider, le prédécesseur et mentor de M. Strache. Le parti était alors entré au gouvernement au côté des conservateurs, entraînant des sanctions européennes, scénario aujourd'hui peu probable.

Parlement autrichien
Parlement autrichien ( Thomas SAINT-CRICQ / AFP )

Si M. Kurz n'a exclu aucun scénario, une coalition avec le FPÖ est considérée comme l'hypothèse la plus probable.

"Je ne suis pas sure que le pays ait besoin de grands changements", confiait pourtant Tina Ernest, dans un bureau de vote dimanche. "En Autriche, nous vivons toujours au paradis", ajoutait cette électrice à propos de ce pays prospère, un des plus riches de l'UE, mais insécurisé par la crise migratoire.

Lors de la présidentielle l'an passé, les sociaux-démocrates et l'ÖVP avaient été éliminés dès le premier tour, du jamais vu. Le candidat d'extrême droite Norbert Hofer s'était incliné de peu au second tour face à l'écologiste libéral Alexander Van der Bellen.

Le chancelier autrichien Christian Kern et son épouse Eveline Steinberger-Kern votent à Vienne, le 15 octobre 2017
Le chancelier autrichien Christian Kern et son épouse Eveline Steinberger-Kern votent à Vienne, le 15 octobre 2017 ( VLADIMIR SIMICEK / AFP )

Nommé à la chancellerie en mai 2016 à la suite de cette bérézina, Christian Kern, issu du monde de l'entreprise, a vu ses efforts pour moderniser l'image des sociaux-démocrates faire long feu.

Il s'est efforcé ces dernières semaines de renouer avec les fondamentaux de son parti, notamment la protection sociale et la redistribution.

- Coût des réfugiés -

Comme le chef des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, M. Kern a indiqué que le SPÖ siégerait dans l'opposition en cas de défaite. Mais il pourrait lui-même être contesté au sein du parti, dont une aile ne serait pas hostile à une coalition avec M. Kurz, voire avec l'extrême droite.

Le FPÖ : une extrême droite aux racines
Le FPÖ : une extrême droite aux racines "brunes" et libérales ( Thomas SAINT-CRICQ, Sophie RAMIS / AFP )

L'Autriche est un des pays d'Europe à avoir accueilli en deux ans le plus de migrants au regard de sa population (1,5%), alimentant les débats sur le coût des prestations et sur la capacité d'intégration des nouveaux venus.

Une alliance entre M. Kurz et M. Strache pourrait infléchir la ligne jusqu'à présent très europhile du pays, le FPÖ prônant notamment un rapprochement avec le groupe de Visegrad, comprenant des pays comme la Pologne et la Hongrie qui multiplient les bras de fer avec Bruxelles.

"Le FPÖ comme partenaire de gouvernement ne ferait pas bonne impression en Europe et M. Kurz est conscient de ça, commente le quotidien conservateur Standard dans son édition dominicale. Mais la question est de savoir s'il y aura moyen de faire sans lui après l'élection".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 18/12/2018

Le Premier ministre belge Charles Michel, le 12 juillet 2019 à Bruxelles ( Tatyana ZENKOVICH / POOL/AFP/Archives )Le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé mardi soir la démission de…

Publié le 18/12/2018

  Informations relatives au nombre total de droits de vote et d'actions prévues par l'article L. 233-8 II du Code de commerce et l'article 223-16 du Règlement…

Publié le 18/12/2018

Dans le cadre de son programme de rachat d'actions, CIS s’est porté récemment acquéreur d’un bloc de 50 000 titres représentant 0,62 % de son capital. Par ce rachat, le spécialiste de la…

Publié le 18/12/2018

Le groupe Casino annonce la clôture de l’opération relative à l’accord signé avec Tikehau Capital et Bpifrance le 12 octobre dernier, aux termes duquel les investisseurs entrent au capital de…

Publié le 18/12/2018

Vinci se rétracte. Après avoir décidé de faire payer, a posteriori, les tickets des automobilistes profitant des péages gratuits établis par les "gilets jaunes", le groupe de BTP y renonce.…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/12/2018

Claude Tempé quitte ses fonctions. Sylvestre Blavet lui succède...

Publié le 18/12/2018

Cet ensemble de sociétés vend aux grandes surfaces de bricolage et grandes surfaces alimentaires en France et en Espagne une gamme très complète de robinetterie pour les salles de bain et les…

Publié le 18/12/2018

Tikehau Capital et Bpifrance entrent au capital de GreenYellow, via une augmentation de capital de 150 ME...

Publié le 18/12/2018

 Conformément à la réglementation applicable, DERICHEBOURG déclare avoir effectué les opérations d'achat d'actions suivantes dans les conditions de l'article 5 §2…

Publié le 18/12/2018

La nouvelle saison de Life is Strange associe Square Enix External Studios et l'équipe de Dontnod Entertainment...