En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 479.10 PTS
+0.05 %
5 467.50
+0.05 %
SBF 120 PTS
4 386.46
+0.05 %
DAX PTS
12 374.66
+0.19 %
Dowjones PTS
26 492.21
-0.26 %
7 563.19
+0.19 %
1.177
+0.16 %

A Belgrade, embarquer dans une "Yugo" pour remonter le temps

| AFP | 447 | Aucun vote sur cette news
Jovana Stojiljkovic, une des dirigeantes du tour-opérateur Yugotour, assise sur le capot d'une
Jovana Stojiljkovic, une des dirigeantes du tour-opérateur Yugotour, assise sur le capot d'une "Zastava 101", devant le musée de la Yougoslavie, le 25 mai 2018 à Belgrade ( VLADIMIR ZIVOJINOVIC / AFP )

"Rejoins-nous, camarade!": à Belgrade, les touristes peuvent embarquer dans une "Yugo" d'autrefois pour visiter un pays disparu et replonger dans une époque révolue à bord de cette voiture "vintage" emblème de l'ex-Yougoslavie.

Destination branchée, Belgrade a accueilli en 2017 un million de visiteurs, dont 835.000 étrangers, selon les chiffres officiels.

La capitale de la Serbie est aussi un paradis pour les amoureux de vieilles voitures, grandes américaines comme les Chrysler ou les Ford mais aussi guimbardes "Made in Yugoslavia", qui sillonnent encore par milliers les routes des Balkans.

Jadis produites dans l'immense usine Zastava de Kragujevac (centre), il y avait la petite "Fica", la Zastava 101, et la "Yugo", laquelle a même eu droit aux honneurs de Hollywood, apparaissant dans une scène de la saga Die Hard, où l'acteur Bruce Willis incarne un policier aux méthodes musclées.

Comme lui, les touristes peuvent embarquer dans ces voitures aussi rustiques qu'emblématiques de la Yougoslavie de Tito, qui étaient bon marché, accessibles aux travailleurs de l'Etat communiste et exportées à l'époque dans 74 pays, comme l'Inde, l'Egypte mais aussi les Etats-Unis.

En lieu et place de courses poursuites sur les autoroutes de New York, le tour-opérateur Yugotour propose, moyennant 45 euros, un périple de trois heures pour découvrir "l'ascension et la chute d'une nation".

- Un hôtel et des micros -

"C'est quelque chose de semblable à un tour de Berlin en Trabant", la voiture symbole de l'ex-RDA communiste, explique une des dirigeantes de Yugotour, Jovana Stojilkovic, née en 1992 alors que les guerres des Balkans commençaient.

Jovana Stojiljkovic, une des dirigeantes du tour-opérateur Yugotour, devant l'hôtel Jugoslavija, le 25 mai 2018 à Belgrade
Jovana Stojiljkovic, une des dirigeantes du tour-opérateur Yugotour, devant l'hôtel Jugoslavija, le 25 mai 2018 à Belgrade ( VLADIMIR ZIVOJINOVIC / AFP )

"J'ai aimé découvrir l'histoire de la Yougoslavie de cette manière", dit le Danois Dennis Bertelsen, 38 ans, venu passer un week-end prolongé à Belgrade.

Il est ainsi passé par l'hôtel Jugoslavija, ouvert en 1969 au bord du Danube, qui fut le palace le plus luxueux de la capitale, là où logèrent les présidents américains Richard Nixon et Jimmy Carter ou encore la Reine Elisabeth II.

A en croire la légende urbaine, ses murs étaient truffés de micros. L'hôtel, aujourd'hui en grande partie inoccupé, avait été ciblé en 1999 par les frappes de l'Otan, menées pour forcer Slobodan Milosevic, alors président de la Yougoslavie, à retirer ses troupes du Kosovo.

Etudiant polonais de 25 ans, Dominik Wojciechowski travaille sur un projet de photographies artistiques sur la "Yougo nostalgie", un sentiment présent dans tous les pays issus de l'explosion de la Yougoslavie dans les années 1990 --même si c'est dans une bien moindre mesure en Croatie--, l'époque de la Yougoslavie étant vue comme une rare période de paix et de relative prospérité.

Des voitures emblématiques de l'époque yougoslave, à Belgrade le 25 mai 2018
Des voitures emblématiques de l'époque yougoslave, à Belgrade le 25 mai 2018 ( VLADIMIR ZIVOJINOVIC / AFP )

"Ce qui m'intéresse, c'est la commercialisation de la nostalgie de l'ex-Etat, les efforts des jeunes pour préserver la mémoire de la Yougoslavie", alors que parmi les générations plus âgées, "beaucoup souhaitent même un retour à cette époque", dit-il.

- Fief du brutalisme -

Il se dit impressionné par les deux tours de 30 étages qui accueillent les visiteurs occidentaux sur l'autoroute, les "Portes ouest", exemples de l'architecture brutaliste chère aux années 50-70 avec ses constructions imposantes en béton, dont Belgrade est un fief.

"Quand on lève les yeux pour observer d'en-bas ces bâtiments, on se rend compte du caractère grandiose et puissant de la Yougoslavie", dit-il.

Jovana Stojiljkovic, une des dirigeantes du tour-opérateur Yugotour, au volant d'une
Jovana Stojiljkovic, une des dirigeantes du tour-opérateur Yugotour, au volant d'une "Zastava 101", le 25 mai 2018 à Belgrade ( VLADIMIR ZIVOJINOVIC / AFP )

Au sommet, avait été installé un restaurant panoramique rotatif. Les convives pouvaient en théorie manger en regardant la ville sur 380 degrés... sauf qu'"il n'a jamais vraiment tourné", relève Yugotour.

La plupart des touristes savent très peu de choses sur ce que furent la Yougoslavie, ses 22 millions d'habitants et son leader incontesté, de 1945 à sa mort en 1980, Josip Broz Tito. Ils se souviennent surtout des guerres qui ont sonné le glas de cette fédération de républiques --Bosnie, Croatie, Macédoine, Montenegro, Serbie et Slovénie-- au prix de 130.000 morts.

Le tour s'achève au Musée de la Yougoslavie et à la maison des Fleurs où se trouve le mausolée de Tito.

Jovana Stojiljkovic n'a jamais connu cette Yougoslavie. "J'ai entendu des histoires de mes parents, de leurs amis et de ma famille. Elles me font dire qu'ils ont eu du bon temps", dit-elle.

Un "bon temps" symbolisé par les deux "Fica" dont elle est la fière propriétaire: "C'est important de les préserver et de montrer au monde ce qu'elles signifiaient pour nous."

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

NOUVEAUTÉ - Bourse Direct lance ses Webinaires

Trader sur Indices, Matières Premières, Devises...
Lundi 2 octobre de 12h00 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Jeudi 11 octobre de 12h30 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 25/09/2018

Le résultat net, qui intègre désormais un IS à taux plein en raison de la fin en 2017 des déficits reportables, atteint 0,94 ME en croissance de +310,3%...

Publié le 25/09/2018

Pour l'exercice 2018, le Groupe DOM Security maintient sa prévision de chiffre d'affaires de 180 ME hors croissance externe...

Publié le 25/09/2018

Le groupe reste optimiste pour la poursuite de son exercice...

Publié le 25/09/2018

Au 30 juin 2018, les capitaux propres s'élèvent à 11,71 ME...

Publié le 25/09/2018

Le résultat net des entreprises consolidées s'élève à 10,9 ME sur le 1er semestre...