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2017, année de l'effondrement du "califat" de l'EI

| AFP | 359 | Aucun vote sur cette news
Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) tirent sur des positions du groupe jihadiste Etat islamique (EI) à Raqa le 28 septembre 2017
Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) tirent sur des positions du groupe jihadiste Etat islamique (EI) à Raqa le 28 septembre 2017 ( BULENT KILIC / AFP/Archives )

L'année 2017 a vu s'effondrer le "califat" du groupe Etat islamique (EI) au terme d'offensives antijihadistes d'envergure, mais l'Irak et la Syrie restent confrontés à de périlleux défis avec des villes en ruine et une menace extrémiste persistante.

Trois ans après sa fulgurante montée en puissance et la conquête d'un territoire vaste comme l'Italie, le groupe ultraradical a été défait en Irak et se retrouve acculé en Syrie voisine.

Soumis à un déluge de bombardements aériens des Etats-Unis et de la Russie, les jihadistes ont perdu en 2017 les "capitales" de leur proto-état: Mossoul, en Irak, et Raqa, en Syrie.

En décembre, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé "la fin de la guerre" contre l'EI, assurant que pour la première fois en quatre ans l'organisation ne contrôlait plus aucun territoire significatif en Irak.

Le régime de Damas pourrait faire prochainement une annonce similaire. Les jihadistes ne contrôlent plus aujourd'hui que quelques villages dans l'est syrien, des poches désertiques dans le centre, et deux quartiers périphériques de la capitale Damas.

Auteur d'atrocités qui ont coûté la vie à des milliers de personnes en Irak et en Syrie, l'EI a aussi revendiqué une série d'attentats sanglants dans le monde, notamment en plein de coeur de Paris, Las Vegas (Etats-Unis) et Istanbul.

-'Etat d'alerte permanent'-

En Irak, l'Occident a apporté un soutien infaillible à M. Abadi, qui sort renforcé au terme de trois ans d'une guerre ardue contre les jihadistes.

L'offensive contre l'EI, appuyée par une coalition internationale antijihadistes emmenée par Washington, a surtout permis de redorer le blason de l'armée irakienne, qui en 2014 avait battu en retraite à Mossoul face aux jihadistes. Une défaite cinglante qui avait traumatisé le pays.

Mais si l'EI a perdu tout contrôle territorial en Irak, ses combattants restent à l'affût après avoir renoué avec la clandestinité, se terrant dans les canyons du désert occidental d'Al-Anbar.

"D'un point de vue militaire, l'EI est fini, mais le groupe reste une organisation terroriste", met en garde Ahmed al-Assadi, un commandant des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi, une force alliée de Bagdad et formée en 2014 pour contrer la progression de l'EI.

"Nous devons rester en état d'alerte permanent", souligne-t-il.

Le futur statut de ces forces, dominées par de puissantes milices chiites, certaines parrainées par Téhéran, représentera un défi de taille pour l'Irak.

La ville syrienne de Raqa en ruines après le départ des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) le 20 octobre 2017
La ville syrienne de Raqa en ruines après le départ des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) le 20 octobre 2017 ( BULENT KILIC / AFP/Archives )

Les autorités, dominées par la communauté chiite, vont aussi devoir s'atteler à l'immense tâche de reconstruire les villes sunnites ravagées par les offensives anti-EI: Mossoul, deuxième ville du pays qui n'est plus qu'un champ de ruines et de désolation, mais aussi Ramadi (centre), Sinjar (nord), Fallouja (centre).

Tout échec dans la reconstruction pourrait raviver des tensions confessionnelles et offrir aux combattants sunnites de l'EI une opportunité en or pour un retour en force.

- Régime Assad renforcé -

En Syrie aussi, la menace jihadiste persiste, dans un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts.

Grâce au soutien militaire de Moscou, le régime du président syrien Bachar al-Assad a réussi ces derniers mois à reconquérir plus de la moitié du territoire, multipliant les victoires face aux rebelles qui contestaient son pouvoir et aux jihadistes.

Damas n'a jamais caché son intention de reconquérir tout le pays et de nombreux experts craignent que des affrontements n'éclatent avec la minorité kurde, fer de lance de la lutte contre l'EI, qui a profité du conflit pour gagner une autonomie de facto sur ses territoires dans le nord du pays.

Lundi, Bachar al-Assad a d'ailleurs qualifié de "traîtres" les milices kurdes soutenues par les Etats-Unis, l'attaque la plus virulente lancée par le régime contre ces groupes à ce jour.

Pour Aymenn al-Tamimi, expert des mouvements jihadistes, l'EI pourrait se maintenir en Syrie et en Irak sous la forme d'une "force insurrectionnelle".

"Un sérieux problème serait l'instauration d'un nouveau vide sécuritaire, par exemple si le régime et les Forces démocratiques kurdes (coalition kurdo-arabe) se font la guerre", souligne-t-il.

Toutefois, dans plusieurs régions de Syrie le conflit a baissé en intensité, grâce à des "zones de désescalade" négociées par les parrains internationaux des belligérants pour instaurer des cessez-le-feu durables.

Mais l'existence de ces accords n'empêche pas le pouvoir de Damas de bombarder régulièrement ces zones, faisant des dizaines de morts parmi les civils.

Des Irakiens déplacés par les combats à Mossoul le 5 juillet 2017
Des Irakiens déplacés par les combats à Mossoul le 5 juillet 2017 ( AHMAD AL-RUBAYE / AFP/Archives )

En Syrie comme en Irak, les autorités sont confrontées à une crise humanitaire colossale. Plus de la moitié des 22 millions de Syriens ont été jetés sur les routes de l'exil tandis que trois millions d'Irakiens sont toujours déplacés.

En Syrie, "si certaines zones sont devenues plus sûres cette année, des combats ont éclaté dans d'autres, entraînant d'importantes vagues de déplacement", souligne Ingy Sedky, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Et en Irak, 11 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire.

Mais outre la reconstruction, la justice post-conflit constitue un défi de taille alors que "des milliers de personnes sont toujours en détention", selon le directeur régional adjoint pour le Proche et le Moyen-Orient du CICR, Patrick Hamilton.

"La manière dont elles sont traitées et dont justice sera faite seront cruciales pour établir une paix durable ou au contraire nourrir un nouveau cycle de violences", met-il en garde.

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